Qu'est-ce que le trouble bipolaire ?

Le trouble bipolaire

Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur caractérisé par l’alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes maniaques ou hypomaniaques.

Il s'agit d'une maladie multifactorielle associant des facteurs de vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux. La prévalence du trouble en population générale est estimée à 2%. Le début de la maladie survient en générale chez l’adulte jeune (18-20 ans) mais un premier épisode peut toucher tous les âges de la vie depuis l’enfance jusqu’à la personne âgée. Elle concerne autant les hommes que les femmes pour le trouble bipolaire de type I et plus les femmes que les hommes pour le trouble bipolaire de type II. L’évolution se fait par accès avec, dans la majorité des cas, des intervalles libres indemnes de symptômes.

Le handicap lié à la maladie est imputable aux épisodes thymiques mais également aux comorbidités notamment addictives (alcool et autres toxiques). La prise en charge s’articule autour des traitements thymorégulateurs, des différentes formes de psychothérapies, de la psychoéducation et des soins institutionnels.

Retrouvez ici des articles concernant le trouble bipolaire, rédigés avec l'aide du Comité Scientifique INICEA et du réseau de médecins psychiatres experts du Groupe.

Le trouble bipolaire

Comprendre le trouble bipolaire

Le trouble bipolaire touche 1.3 millions de personnes en France et 60% d'entre elles souffrent d'une addiction.

Le trouble bipolaire

Quelle prise en charge pour le trouble bipolaire ?

L'accès maniaque typique est une urgence psychiatrique, de même que l'accès mixte.

Le trouble bipolaire

La neurobiologie du trouble bipolaire

Le trouble bipolaire est une maladie complexe dont l’origine ainsi que les facteurs influençant le cours évolutif son

5 idées reçues sur le trouble bipolaire

LES PERSONNES BIPOLAIRES NE PEUVENT PAS AVOIR UNE VIE « NORMALE »

De nombreuses personnes souffrant de trouble bipolaire ont une vie sociale et professionnelle normales. Il y a cependant une nécessité d’avoir un suivi régulier et de prendre des traitements thymorégulateurs pour limiter le risque de rechute. Il est vrai que certaines personnes ont des symptômes intercritiques qui rendent le quotidien difficile en péjorant le fonctionnement et la qualité de vie. 

LA PRISE DE LITHIUM ENTRAINE SYSTÉMATIQUEMENT UNE INSUFFISANCE RÉNALE

Le lithium reste le traitement de référence. En raison d’une marge thérapeutique étroite, cette molécule présente un risque important de toxicité en cas de surdosage. L’insuffisance rénale est une issue possible de la prise de lithium. Un suivi biologique régulier du taux sanguin de lithium et de la fonction rénale permettent de limiter grandement ce risque. 

LES TROUBLES BIPOLAIRES SONT UN EFFET DE MODE

La définition de la maladie a évolué au fil des ans en incluant un spectre bipolaire plus large mais la prévalence de la maladie reste globalement stable.

LES FEMMES BIPOLAIRES NE PEUVENT PAS AVOIR D’ENFANT

La grossesse et surtout la période après l’accouchement sont des périodes à risque de faire un épisode dépressif ou maniaque. Ces grossesses nécessitent un suivi rapproché car il est souvent nécessaire d’adapter le traitement thymorégulateur (contre-indication des valproates pendant toute la grossesse et du lithium au moins le premier trimestre). En revanche, l’allaitement est souvent difficile à proposer en raison des médicaments qui peuvent passer dans le lait maternel. 

LE TROUBLE BIPOLAIRE TOUCHE PLUS LES FEMMES QUE LES HOMMES

Le trouble bipolaire de type I concerne autant les 2 sexes. Le trouble bipolaire de type II est légèrement plus fréquent chez les femmes.

L'origine du trouble bipolaire

Evolution des conceptions : hier, aujourd'hui et demain

Hier.

La psychiatrie est une discipline très dynamique qui a connu ces 10 dernières années de multiples avancées conceptuelles et pharmacologiques. Les antidépresseurs sont moins utilisés chez les patients bipolaires au profit de nouvelle molécules thymorégulatrices. 
 

Aujourd'hui et demain.

La personnalisation des stratégies thérapeutiques

De nombreuses équipes travaillent sur la recherche de biomarqueurs. Ces biomarqueurs sont envisagés comme des aides au diagnostic mais également pour la prédiction de la réponse au traitement. Ces outils ne sont pas encore validés en pratiques courantes mais pourraient modifier les stratégies de prise en charge à l’avenir. L’imagerie cérébrale (IRM, l’électroencephalogramme), la polysomnographie, la recherche génétique (le  polymorphisme5-HTTLPR du promoteur du gène codant pour le transporteur de la sérotonine, le polymorphisme du gène codant le BDNF) ou encore les marqueurs de l’inflammation (protéine C réactive , interleukine 6) sont les premiers candidats. 

L’apport des nouvelles technologies

Différentes méthodes de stimulation cérébrale non invasives ont été évaluées dans les pathologies psychiatriques. La stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr), est déjà officiellement approuvée par la FDA (Food and Drug Administration), l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, dans la dépression. D’autres techniques, telles que la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) ou la stimulation du nerf vague font actuellement l’objet de nombreuses études. Certaines indications sont bien validées et ont franchi le stade de la recherche notamment la dépression pour la SMTr. 

Les chiffres clés

1
le trouble bipolaire touche autant les femmes que les hommes.
2,5
le ratio d’épisodes dépressifs pour un accès maniaque.
8
en années la diminution de l’espérance de vie.
10
en années le retard diagnostic moyen.
15
le risque de suicide est multiplié par 15 par rapport à la population générale.
15
le pourcentage des personnes souffrant de TB qui décèderont par suicide.
18
l’âge de début moyen du trouble bipolaire de type I.
40
le pourcentage de bipolaires non diagnostiqués dans une population de déprimés hospitalisés.
60
le pourcentage de personne bipolaire qui souffrent d’une addiction.
1,3
en millions le nombre de personnes atteintes de trouble bipolaire en France.